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Remplacer 2190 cotons démaquillants jetables par 14 lavables.

Voici la star de nos salles de bains de ces dernières décennies, ce fameux disque de coton démaquillant. On en a tous fréquenté au cours de notre vie, mais t’es-tu déjà demandé ce qu’il se cachait derrière ce simple coton démaquillant ?

Objet devenu incontournable pour ces dames tant dans le démaquillage que dans l’hygiène du visage, on lui donnerait bien le bon dieu sans confession, sans l’ombre d’un soupçon. Seulement voilà, bien qu’il se soit bien installé dans nos habitudes de vie, ce dernier ne montre pas patte blanche lorsqu’il s’agit d’écologie. En effet, ce petit disque qui semble insignifiant n’est en réalité pas si écolo qu’on ne le pense.

Sommaire

  1. Etat des lieux sur le coton
  2. Quelques chiffres
  3. Le coton démaquillant en long en large et en travers
  4. Conclusion
  5. Tutoriels DIY

Etat des lieux sur le coton

Impact écologique

“Mais c’est écolo puisque c’est une matière naturelle et donc organique” me diras-tu. Certes, mais mégarde, bien qu’il soit effectivement issu d’une plante, pour autant sa culture est très gourmande en eau et produits chimiques. Malheureusement, comme dans beaucoup de domaines lorsque la demande consommateurs explose, le rendement doit suivre pour satisfaire cette dernière. En conséquence, les productions et les producteurs en payent le prix fort.

En effet, la culture du coton fait partie des plus polluantes de la planète. Mais pourquoi ? Voici quelques chiffres pour mieux comprendre :

  • 1 ère fibre textile consommée dans le monde.
  • 2,5 % des surfaces cultivées mondiales.
  • 25 % d’insecticides / 10 % d’herbicides.
  • 10 000 L d’eau = 1 Kg de fibres de coton (seule l’irrigation est comptabilisée)
    Oui ton t-shirt à englouti 2 500 L d’eau minimum. Stupéfiant quand on sait que sur terre, l’eau douce représente seulement 2,8 % mais qu’uniquement 0.7 % en est liquide. (Source : ici)
  • 120 jours de culture et au soleil s’il vous plaît !

En plus de ça, s’ajoute le souci de l’utilisation des agents chimiques pour la culture (insecticides, fongicides, herbicides, parasiticides, engrais), engendrant la pollution des sols et donc des nappes phréatiques. D’autant que ces cultures se font dans les pays où le climat s’y prête (Afrique, continent Indien) quand on sait qu’il font partie des pays qui rencontrent le plus de difficultés d’accès à l’eau potable, le sujet donne matière à réflexion et prise de conscience.

Impact humain

L’utilisation en masse de pesticides et autres produits chimiques pour booster les cultures de coton entraîne de sacrées conséquences sur le plan humain auprès des personnes directement concernées : les producteurs, qui s’exposent quotidiennement à des produits dangereux pour leur santé (cancers et autres maladies graves) mais engendrent également des dommages collatéraux : leurs familles et entourages proches trinquent également. Comme je le disais plus haut, ces produits chimiques s’immiscent dans les sols et viennent alors polluer les nappes phréatiques, rendant ensuite l’eau potable impropre à la consommation.

C’est seulement depuis les années 80 que la filière du coton renaît et devient alors plus équitable notamment grâce à l’arrivée de la labellisation bio des cultures de coton. Cela a permis de développer des cultures sans OGM, mais aussi avec des pesticides naturels et des engrais issus de décoctions de plantes. Une vraie avancée qui rend la culture plus éthique en évitant les cancers liés à l’exposition durable aux produits chimiques. Mais rend aussi le coton beaucoup moins allergène, plus sain, plus agréable et donc beaucoup plus favorable pour les peaux. Et surtout celle des bébés, qui ont, en l’occurrence une peau beaucoup plus fine et fragile qu’une peau d’adulte. Ce pas en avant met également un point d’honneur en faveur de l’environnement, du fait que les cultures soient beaucoup plus propres, suivent un rythme plus souple en respectant les terres qui se retrouvent alors préservées d’une culture intensive et polluante. La faune et la flore environnante reprennent alors un rythme de vie normal et bénéfique dans son ensemble pour créer une osmose parfaite. Finalement, tout le monde y trouve son compte.

Impact sanitaire

Outre le fait que le coton subisse X étapes de transformation de sa culture à sa mise en forme de tissu, je t’épargne la liste de ces procédés, tous aussi chimiques les uns que les autres. Toutefois, il m’a semblé intéressant de te notifier l’étape de la teinture. Le savais-tu, la plupart des teintures utilisées dans l’industrie textile sont purement constituées de substrats chimiques, dont certains d’entre eux peuvent s’avérer allergisants. J’en profite pour te parler d’une catégorie spécifique qui s’appelle les “colorants azoïques”, ils sont synthétiques et ont la particularités de libérer des substances appelées “amines aromatiques” dont certaines sont classées cancérogènes. PS : ces colorants sont interdits dans certains pays de l’UE, mais pas en France. De plus, dans l’industrie traditionnelle, l’aspect très blanc et soyeux du coton est obtenu par traitement chimique au chlore. Oui, à l’origine, le coton a plutôt une teinte crème naturellement, comme ce que l’on peut trouver sous les écorces des arbres. Ce procédé de blanchiment a été mis en œuvre, car par nature, le coton est hydrophobe : il n’aime pas l’eau et la repousse. D’autre part, car c’est aussi très esthétique et donc très demandé par les consommateurs, car la couleur blanche est significative de pureté. Entre nous ce traitement est comme toute technique chimique, pas très bienveillante envers l’environnement et au passage source avérée de cancer. D’où l’importance de choisir des tissus de coton qui répondent aux critères d’exigence des certifications (oeko-tex 100 ou gots pour le bio).

Pourquoi le coton rencontre t-il autant de succès ? Car il est avant tout pratique. En effet, celui-ci possède des capacités d’absorption très intéressantes, car à lui seul il a une capacité d’absorption des liquides de 50 à 60%. D’où sa grande utilité dans la création de textiles pour les linges de maison.

Alors je te vois venir en te demandant quel est le rapport entre le coton démaquillant jetables et toutes les infos que je viens de te fournir. Et bien, tout simplement le prix de l’impact écologique éthique et sanitaire est bien trop élevé pour se permettre de le gaspiller en le jetant à la poubelle après une seule et éphémère utilisation. Ce constat est triste, n’est-ce pas ?

Ps : les labels en quelques lignes :

Oeko-tex : garantis l’absence de substances toxiques. Les textiles ayant reçu cette certification ne contiennent pas de produits dangereux ni pour l’homme ni pour l’environnement, et ce, durant toutes les étapes de fabrication jusqu’à l’obtention du textile fini. Aussi, ils permettent de faire valoir le droit de travailler dans de bonnes conditions pour les producteurs et les travailleurs, mais également de protéger l’exploitation infantile.

Gots : le label biologique par excellence. Il permet de garantir l’harmonisation des pratiques, l’usage de produits non-chimiques et favorables tant pour Lhomme que l’environnement, en excluant tout produit dangereux, non-éthique et cancérigène.

2. Quelques chiffres

  • 25 millions de tonnes de coton sont produites par an dans le monde.
  • 2000 cotons jetables utilisés par an en France.
  • 1 coton lavable = 500 jetables
  • 1 coton lavable = 5 ans minimum / 1 coton jetable = 5 minutes

3. Le coton démaquillant, en long, en large et en travers

Qu’est-ce que c’est ?

Ce sont des carrés de tissus en coton, ils sont petits et pratiques. Leur but ? Remplacer leurs homologues jetables pour limiter tes déchets et ton impact environnemental tout en prenant soin de toi. Tu peux les emporter partout avec toi. Réalisés avec des tissus respectant des labels, finis les problèmes d’allergies, de peaux rouges après la toilette du visage. Grâce à leur matière toute douce, les cotons lavables s’adaptent pour tous les types de peau, même les plus fragiles, et les peaux des nouveau-nés.

Pourquoi l’adopter ?

Tout simplement parce que c’est un incontournable du quotidien. Il est très populaire et pour cause, il permet de prendre soin de la planète, de sa peau et de son porte-monnaie. Il permet de remplacer son homologue le coton jetable par une alternative saine et écolo remplissant les mêmes fonctions que le conventionnel avec des aspects bénéfiques en bonus. Que demander de plus ?

Economique et écologique ?

C’est le petit pas écolo par excellence, et le plus facile à faire quand on débute sa transition. Si tu souhaites agir en faveur de l’environnement, alors lance-toi les yeux fermés. En matière d’écologie, il n’est pas difficile d’observer la quantité de déchets que tu peux produire en moins : fini le tube en plastique qui sert d’emballage aux disques de coton ou aux lingettes démaquillantes. Mais surtout, chaque disque ou lingette représente un déchet de plus dans ta poubelle. Le coton lavable, lui n’étant pas jetable, évite de constituer un déchet supplémentaire.

Côté économie, ce n’est pas le jackpot du loto, mais toute économie est bonne à prendre. J’ai fait quelques calculs pour toi afin d’illustrer mes propos.

  • En moyenne, une femme consomme 6 cotons par jour.
  • Un sachet de coton en contient 50 cotons dont l’unité coûte 0.03 €.
  • (0.03 x 6) x 365 jours = 65.7 € de budget annuel.
  • 65.7 x 5 = 328,5 € une petite somme qui permet de s’offrir un petit week-end sympa 🙂

On dit en général qu’un coton lavable dure 5 ans. (Je suis assez sceptique sur cette donnée, les miens ont justement 5 ans et sont toujours au top… Je mettrai donc à jour cet article au moment où ils seront vraiment usés pour te dire ce que j’en pense.) Un coton lavable coûte en moyenne 2 € l’unité, sachant qu’ils sont souvent achetés en lot, cela permet d’alterner les utilisations et les lavages et préserve alors la durée de vie du produit. Ainsi, un lot de 7 lingettes va coûter entre 14 et 20 € selon les marques et durer bon nombre d’années… Alors, elle n’est pas incroyable cette différence de prix ? C’est ce que j’appelle un investissement très smart 😛

Efficace et pratiqueTu sais pourquoi les femmes utilisent autant de cotons jetables ? Parce que certes, ils sont doux, mais ils ne désincrustent pas en profondeur le maquillage et manquent d’efficacité. Contraignant l’utilisatrice à toujours plus en consommer, le stock s’épuise alors très vite. La petite cerise sur le gâteau, c’est quand le coton se désagrège et finit par laisser des petites fibres dans les cils. Tu sais de quoi je veux parler, n’est-ce pas ? Le coton lavable quant à lui se la joue beaucoup plus compétent. De par sa matière première, pas de risque de perdre des bouts lors de son utilisation. Une fois que tu as composé ton stock, te voilà tranquille pour un paquet d’années, un sacré avantage. Le must, leur côté personnalisable. Que tu choisisses de les acheter ou de les faire toi-même, tu peux t’offrir le luxe du choix du tissu afin d’être parfaitement en accord avec ta salle de bains, ou de changer selon ton humeur du jour. Un petit plus qui met du baume au cœur.

Comment l’utiliser ?

De façon identique au coton traditionnel jetable, le coton lavable saura parfaitement s’y substituer en accomplissant diverses tâches telles que le démaquillage, l’application de crèmes ou de manière générale la toilette du visage avec des lotions ou savons ou encore tout simplement de l’eau. Généreusement doux et agréable pour la peau, mais surtout sans substances controversées, il prend soin de ta peau et n’y délaisse pas de résidus toxiques. Son utilisation permet alors un vrai moment de détente et de bien-être. D’ailleurs, ce n’est pas ce qu’on recherche après une rude journée de travail ? Je crois qu’on en a bien besoin.

Comment l’entretenir ?

Facile d’utilisation, son entretien est également un jeu d’enfant. Après chaque utilisation, il suffit de le rincer à l’eau claire ou de le savonner s’il présente quelques taches récalcitrantes et de le passer ensuite en machine (surtout pour éviter que les taches de produits foncés s’incrustent dans la fibre) En général, c’est plutôt judicieux d’attendre d’en avoir utilisé quelques-uns et de tous les glisser dans un filet pour les passer en machine une fois par semaine. Les cotons se lavent en cycle habituel, à 30 ou 40° C. Perso, je les passe toujours avec le linge blanc afin que les couleurs restent parfaites 🙂 Et toujours dans un petit pochon, car je connais bien le syndrome de la chaussette célibataire, car son double s’est fait mangé par la machine à laver… Autant éviter le drame des cotons disparus. (se glissent aussi facilement dans les housses de couette) Bref, je t’assure d’expérience, ce n’est pas indispensable, mais le pochon ou le filet à cotons sera ton fidèle allié 😉

Conclusion

D’ordre général, les cotons lavables se réutilisent jusqu’à usure et sont bien moins polluants que leurs homologues jetables. Voilà un verdict plus que positif à l’issue de cet article, les cotons lavables réalisent un parfait sans-faute, et permettent de réaliser un petit geste qui compte.

Tu fais partie de la team coton lavable ? Partage-moi ton expérience, ce que tu adores et la raison pour laquelle tu ne reviendras pas au jetable 🙂 Dis-moi tout ici : 📧 sana@sandorina.fr

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